Jusqu’au début des années 1980, le littoral de Mana était composé d’une mosaïque de milieux humides, et de mangroves en bord de mer. Cette zone, appelée « Savane Sarcelles », a alors été convertie en un grand polder à vocation rizicole de 5 000 ha, qui a engendré la création de nouveaux habitats humides ouverts et très riches en biodiversité.
Entre 2000 et 2016, en l’absence de banc de vase protecteur, la côte a reculé d’un kilomètre et demi.
A ces problèmes d’érosion, se sont ajoutés d’autres contraintes et difficultés qui ont précipité la fin du grand projet de développement rizicole du site : modifications réglementaires d’exploitation, changements de propriétaires et difficultés économiques diverses.
Cette déprise agricole a entrainé, une fermeture des habitats humide, moins riche en biodiversité.
Le polder de Mana est connu pour sa richesse ornithologique remarquable et unique à l’échelle de la Guyane. Il accueille, chaque année, des centaines de milliers d’oiseaux de plus de 200 espèces différentes. Parmi ceux-ci, les limicoles migrateurs représentent les effectifs les plus importants, et pour eux, la conservation de la capacité d’accueil du polder de Mana est un enjeu de conservation d’ordre mondial.